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Résumé de la semaine 1

Cet article résume la première semaine du MOOC sur la RdR et l'usage des drogues ; il présente la RdR et sa dimension en santé publique.
Une personne qui prépare une injection dans un environnement propre.
© London School of Hygiene & Tropical Medicine

Nous sommes arrivés à la fin de la semaine 1. Vous devriez maintenant avoir une meilleure idée de la façon dont la « réduction des risques » peut être définie et de ce qu’elle signifie dans la pratique. Vous devriez également avoir une compréhension générale de la façon dont les concepts de réduction des risques sont liés à la santé publique, et voir pourquoi une approche fondée sur la santé publique de l’usage de drogues donne la priorité aux interventions de réduction des risques.

Nous avons, au cours de cette première semaine, entendu des experts d’horizons divers, dont des représentants des Nations Unies, des chercheurs et des personnes de la communauté. Chacun a retranscrit ce que la réduction des risques signifiait pour lui/elle et en termes de santé publique. Nous observons un consensus autour de certains des principes fondamentaux de la réduction des risques, notamment : le pragmatisme ; les programmes fondés sur des résultats ; une approche non jugeante ; une approche holistique centrée sur la personne ; et la place de la communauté au cœur de la réponse.

Nous avons présenté la réduction des risques comme un ensemble d’interventions qui ciblent non seulement les individus et les populations à travers l’accès à du matériel et à des services (tels que du matériel d’injection stérile ou l’accès au traitement), mais qui cherchent également à modifier les environnements qui engendrent des risques liés aux drogues et affectent la capacité des personnes à consommer des drogues de manière plus sûre. Nous avons donc introduit les notions d‘environnements à « risque » et « favorables ».

La stigmatisation est un aspect de l’environnement social affectant les personnes usagères de drogues. Au cours de la semaine 1, nous avons entendu deux représentants de la communauté parler d’« intersectionnalité » et de « double stigmatisation ». Le cadre de l’intersectionnalité aide à examiner de quelles façons les intersections entre les catégories sociales telles que le sexe, la race, l’appartenance ethnique, la sexualité et la classe sociale peuvent exacerber et aggraver les expériences de stigmatisation liée à l’usage de drogues. La stigmatisation se présente comme un préjudice social important lié à l’usage de drogues qui s’additionne à diverses autres formes d’inégalités « structurelles ». C’est pourquoi il est important d’appréhender l’usage de drogues dans son contexte social et structurel selon le cadre de l’ « intersectionnalité ».

La diminution de la stigmatisation sociale liée à l’usage de drogues est une préoccupation majeure d’une stratégie de réduction des risques. Il est important de noter que la stigmatisation sociale ressentie et vécue par les personnes usagères de drogues est un effet des environnements sociaux et politiques qui désignent les drogues comme un « problème social ». La stigmatisation n’est pas attribuable à certaines caractéristiques des personnes ou des substances qu’elles consomment, elle provient de l’environnement dans lequel les drogues sont consommées.

La semaine 1 a également présenté des exemples concrets d’interventions de réduction des risques dans une approche de santé publique. dans une approche de santé publique. Nous avons entendu parler, par exemple, du développement du traitement de la dépendance aux opiacés et de la façon dont il a commencé dans un contexte donné. Nous avons également entendu le récit d’un des premiers programmes d’échange de seringues à Liverpool, en tant que mesure de prévention du VIH. Ou, plus récemment, de la distribution de pipes à crack comme mesure de prévention du Covid. La réduction des risques s’adapte à chaque contexte, avec ses priorités de santé publique spécifiques.

Ces exemples mettent également en lumière les principes de pragmatisme et de développement de programmes fondés sur des résultats. Ils seront également visibles dans les « Récits de terrain » convaincants que vous entendrez ces deux prochaines semaines.

Annette Verster, de l’Organisation mondiale de la santé, nous a parlé de l’ampleur mondiale des questions de santé et de la réduction des risques liés à l’usage de drogues, et de la façon dont une approche fondée sur des résultats peut éclairer les politiques mondiales. Ici, la réduction des risques est décrite comme un ensemble d ‘« interventions combinées » agissant ensemble. Ici, la réduction des risques est décrite comme un ensemble d ‘« interventions combinées » agissant ensemble. Les interventions individuelles de réduction des risques abordent des risques spécifiques qui peuvent se retrouver sur le spectre du cadre d’environnement à risque. Ces services sont plus efficaces s’ils sont suffisamment complets pour permettre une approche centrée sur la personne, s’adaptant aux besoins et aux préférences spécifiques de chaque individu. L’une des combinaisons les plus reconnues est celle de la délivrance de traitement de substitution aux opiacés et de distribution de seringues, qui sont beaucoup plus efficaces lorsqu’elles sont articulées. Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, vous trouverez ici une revue Cochrane et une méta-analyse (seulement en anglais).

À travers une étude de cas, nous avons également examiné certains des défis pratiques de l’intégration de la réduction des risques dans les systèmes de santé. Louise Vincent nous a parlé d’une intervention de réduction des risques dirigée par la communauté en vue de lutter contre l’épidémie d’overdoses en Caroline du Nord. Cette étude de cas est excellente pour comprendre de quelle façon la réponse communautaire et le changement mené par la communauté font partie intégrante de la création d’un environnement favorable pour la santé des personnes usagères de drogues.

La semaine prochaine, nous examinerons la réduction des risques dans une perspective de « droits humains ». Nous verrons comment la réduction des risques peut être considérée à travers le prisme des déclarations universelles des droits de l’Homme ratifiées au niveau international. Nous verrons également comment les problèmes liés à l’usage de drogues peuvent être associés à des interventions mondiales plus larges de lutte contre l’usage de drogues, qui constituent une « guerre à la drogue » pouvant se transformer en une « guerre contre les personnes usagères de drogues ».

Nous continuerons également d’explorer les questions d’ « intersectionnalité » et d’ « environnement à risque » avec des exemples d’interventions de réduction des risques en prison et auprès des femmes usagères de drogues.

La semaine prochaine, nous nous pencherons également sur les concepts de communauté et de participation communautaire. Nous entendrons des personnes engagées dans des actions communautaires nous parler du travail incroyable qu’elles accomplissent et de la façon dont elles transforment les principes de réduction des risques en actions pratiques. Vous commencerez à voir comment s’articulent certains des thèmes principaux abordés au cours de la semaine 1 dans les sujets que nous traiterons la semaine prochaine.

Si vous n’êtes pas sûr d’avoir bien compris certains sujets de la semaine 1, veuillez revenir aux étapes précédentes. Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pourrez trouver utile de lire les documents facultatifs de certaines étapes.

Nous sommes impatients de vous retrouver lors de la semaine 2 !

Réflexion personnelle :

  • Quels ont été les apprentissages les plus importants pour vous cette semaine ?
  • Avez-vous trouvé de nouvelles idées à appliquer dans votre contexte ?
  • Avez-vous établi de nouveaux contacts ?

Facultatif

Nous suggérons aux étudiants qui aimeraient en savoir plus sur la stigmatisation liée à l’usage de drogues une revue récente de recherche qualitative sur la stigmatisation liée à l’hépatite C chez les personnes qui s’injectent des drogues ici, publiée dans l’International Journal of Drug Policy. Les auteurs de cette étude, Harris et ses collègues (2021), concluent qu’« il existe une tendance dans la recherche qualitative et empirique à se concentrer sur les facteurs de risque visant un changement de comportement individuel, plutôt que sur les environnements à risque et les changements socio-structurels ».

© London School of Hygiene & Tropical Medicine
This article is from the free online

Usage de drogues et réduction des risques

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