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Comment les polyphénols peuvent avoir un effet sur les maladies cardiovasculaires

Comment les polyphénols peuvent avoir un effet sur les maladies cardiovasculaires
© Institut Quadram

Vous avez peut-être entendu dire que les polyphénols étaient bénéfiques pour notre santé, mais saviez-vous à quel point le microbiote intestinal était important dans leur action positive ?

Les polyphénols sont des bioactifs qui ne sont pas des nutriments et qui sont présents dans les fruits, les légumes, le cacao, les thés et d’autres aliments à base de plantes. Ils ont été associés à l’amélioration de la digestion, de la fonction cérébrale et du taux de sucre dans le sang, ainsi qu’à une protection contre la formation de caillots sanguins, les maladies cardiaques et certains cancers.

Les polyphénols peuvent agir comme antioxydants pour combattre les radicaux libres et diminuer ou prévenir l’inflammation, laquelle contribue à un certain nombre des maladies précédemment mentionnées. Leurs mécanismes d’action exacts sont cependant encore inconnus.

Certains des polyphénols sont eux-mêmes décomposés et métabolisés par le microbiote intestinal en composés plus (ou moins) bioactifs. Et au sein de la population humaine, certains d’entre nous sont des métaboliseurs plus efficaces que d’autres, en partie en raison des types composant le microbiote dans l’intestin. Les polyphénols peuvent également avoir des propriétés antimicrobiennes qui peuvent agir dans l’intestin, diminuer l’abondance de bactéries indésirable, et ainsi réduire le risque de maladie.

Types de polyphénols

Il existe plusieurs types de polyphénols, classés selon leur structure chimique et leur fonction. Les anthocyanes constituent l’une des classes. Ce sont les anthocyanes qui donnent la couleur rouge ou violette à des aliments comme les myrtilles, les mûres, les cassis, les cerises, le riz noir ou le chou rouge.

En science, nous utilisons souvent des extraits et des poudres des végétaux pour maximiser les bienfaits de ces anthocyanes, mais des études montrent que la consommation d’aliments entiers contenant ces composés pourrait être ce qu’il y a de mieux, car ils contiennent souvent un composant de fibres qui améliore le niveau d’absorption de ces produits phytochimiques, ainsi que d’autres bioactifs autres que des nutriments. Une histoire scientifique qui continue à s’écrire…

L’histoire du TMAO

Cas intéressant illustrant la capacité des polyphénols à agir sur la santé via le microbiote intestinal : l’histoire du TMAO métabolisé à partir de la choline.

Le TMAO (ou N-oxyde de triméthylamine, son appellation à consonance plus scientifique), est un composé qui provient de la dégradation par le microbiote intestinal de la choline issue de l’alimentation, un nutriment répandu dans les produits d’origine animale tels que la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers.

Des études récentes ont montré que des taux relativement élevés de TMAO dans le sang étaient constatés dans de multiples maladies, telles que les maladies cardiovasculaires, les maladies rénales chroniques, les maladies inflammatoires et les affections neurodégénératives. Mais cela ne signifie pas nécessairement que le TMAO est à l’origine de la maladie.

Néanmoins, les scientifiques ont essayé de trouver des stratégies pour modifier les taux plasmatiques de TMAO afin de tester simplement ce que cela pourrait produire, et l’une des façons d’y parvenir est de changer la composition de notre microbiote intestinal. Étant donné que la choline est décomposée (métabolisée) par des bactéries intestinales, les chercheurs ont essayé d’identifier les principales espèces bactériennes impliquées dans le processus et, ce faisant, ils ont découvert que la choline était d’abord décomposée en un composé appelé triméthylamine (TMA) dans l’intestin, ce dernier étant ensuite converti en TMAO dans le foie.

Ainsi, afin de réduire le TMAO dans le plasma, ils axent maintenant leurs travaux sur la réduction du TMA dans l’intestin en modifiant le microbiote intestinal. Ils procèdent en utilisant différents polyphénols, et spécifiquement des anthocyanes, pour déterminer s’il existe des possibilités de modifier le microbiote intestinal avec ces polyphénols afin de diminuer les bactéries capables d’utiliser la choline pour produire du TMA.

© Institut Quadram
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