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Comment le microbiote communique avec notre système immunitaire

Cet article complètera les informations présentées à l’étape précédente et s’inscrira en complément du contenu sur le sujet spécifique.
An image describing microbial cells in contact with the intestinal surface
© CSIC

Saviez-vous que l’un des rôles centraux du microbiote intestinal était la régulation du système immunitaire ? Comment le système immunitaire « détecte-t-il » les bactéries intestinales ? Même si cette interaction se produit dans l’intestin, peut-elle affecter toute la réponse immunitaire de l’organisme ? Dans cette étape, vous découvrirez les réponses à ces questions !

Cette communication commence dès les tout premiers temps de la vie, au moment nous avons acquis les premiers colonisateurs par la filière génitale de notre mère. L’acquisition de ces bactéries et leur dialogue avec nos cellules s’avèrent essentiels au bon développement du système immunitaire durant l’enfance. Mais ce dialogue est également important à l’âge adulte, car le microbiote intestinal continue de façonner l’activité du système immunitaire tout au long de notre vie.

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Compte tenu de la base profonde de cette relation, on peut comprendre pourquoi des changements dans la composition du microbiote intestinal ont été associés à des réponses immunitaires altérées, dont on pense qu’elles participent à l’apparition de maladies immunitaires. Cela implique que le système immunitaire peut reconnaître les changements qui se produisent au sein de la population bactérienne. Alors, commençons par le début : comment le système immunitaire parvient-il à reconnaître les bactéries intestinales ?

Voies de communication

Pour protéger adéquatement l’organisme, le système immunitaire doit d’abord reconnaître les bactéries intestinales. Cette reconnaissance se fait à travers des structures moléculaires présentes dans les bactéries et que les scientifiques ont baptisées « motifs moléculaires associés aux pathogènes » (MMAP). Les meilleurs exemples sont les composants de la paroi des cellules bactériennes, comme les lipopolysaccharides (LPS). Ces structures sont reconnues via des récepteurs de reconnaissance de motifs spécifiques (RRM) exprimés à la surface de nos cellules.

Une fois reconnues, les cellules du système immunitaire décideront de déclencher un compteur de réponse inflammatoire envers les envahisseurs ou de favoriser la tolérance. Cette dernière survient dans le cas de bactéries commensales. Ce que le système immunitaire fait, c’est bloquer les voies inflammatoires pour, de cette façon, développer la tolérance à leur présence dans l’intestin.

Métabolites bactériens modulant la réponse immunitaire

Les cellules de notre organisme sont également formées à reconnaître d’autres molécules d’origine bactérienne, comme les métabolites microbiens. Comme vous l’avez déjà appris, les microbes intestinaux peuvent transformer les composés provenant de notre alimentation et générer tout un tas de métabolites différents. Certains de ces métabolites, comme les acides gras à chaîne courte (AGCC), peuvent activer différentes cascades de signalisation cellulaire qui impliquent la réponse immunitaire.

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Dans l’ensemble, les scientifiques suggèrent jusqu’ici que le microbiote intestinal et ses activités métaboliques dérivées peuvent influer sir l’activation immunitaire en utilisant différentes voies. Étant donné le rôle crucial du système immunitaire dans la santé de l’homme, la modulation de ces différentes voies par le microbiote intestinal ouvre de nouvelles options pour promouvoir notre santé dans un avenir proche.

Microbiote intestinal et maladies auto-immunes

L’une des fonctions du système immunitaire est de protéger l’organisme en réagissant face à des micro-organismes envahisseurs, et par conséquent, la réponse immunitaire est dirigée vers un facteur externe. Dans certains cas, cependant, les cellules immunitaires commettent une erreur et attaquent nos structures. Cette réponse caractérise toute une variété de maladies auto-immunes (p. ex. maladie inflammatoire de l’intestin, polyarthrite rhumatoïde, diabète de type 1 ou maladie cœliaque).

Bien que les mécanismes à l’origine du déclenchement des maladies auto-immunes restent flous, les nouvelles hypothèses pointent vers la conjonction de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux. Plus précisément, de plus en plus d’études constatent des perturbations dans l’écosystème microbien intestinal associées à ces pathologies.

Ces observations ont conduit à supposer que les modifications du microbiote intestinal pouvaient contribuer à la pathogenèse de la maladie (au développement de la maladie), mais aussi que ces modifications du microbiote pourraient précéder leur apparition.

© CSIC
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Le microbiome humain

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