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Le manque de financement : La crise persistante du financement des interventions de réduction des risques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire

Cet article présente le rapport 2021 de HRI sur l'état mondial du financement de la réduction des risques.
Un graphique pour illustrer le déficit de financement.
© London School of Hygiene & Tropical Medicine

Comme cela a été dit dans la vidéo précédente, le financement de la réduction des risques est un défi majeur dans de nombreux endroits. Lors de cette étape, nous le voyons dans une perspective globale. Cela vous aidera, nous l’espérons, à contextualiser votre propre environnement.

Veuillez lire le résumé de ce rapport (page 6-8). Vous pouvez lire ses principales conclusions directement ci-dessous et, télécharger le résumé complet (en anglais uniquement) dans la partie Téléchargement ou en suivant le lien dans la section « Voir aussi ».

Alors que la pandémie de Covid-19 a placé la santé mondiale au centre des préoccupations, la nécessité de garantir l’accès à la santé de tous n’a jamais été aussi. Les personnes usagères de drogues sont criminalisées et marginalisées dans une grande partie du monde, ce qui rend leur accès aux services de santé plus difficile que pour le reste de la population.
Les services de réduction des risques tels que les programmes d’échange de seringues (PES) et le traitement par agonistes opioïdes (OAT) ont démontré qu’ils représentaient une protection efficace et rentable contre les virus transmissibles par le sang. Un ensemble complet d’interventions a été approuvé au plus haut niveau politique. Le manque de soutien financier, tant pour les services que pour les actions de plaidoyer nécessaires pour convaincre les autorités au niveau national, demeure le principal obstacle à leur développement à grande échelle.
Les gouvernements se sont engagés à mettre fin au sida et à la tuberculose, à éliminer l’hépatite virale et à assurer un accès universel à la santé d’ici à 2030. Nous n’atteindrons pas ces objectifs sans le leadership des personnes usagères de drogues et sans des interventions de réduction des risques financées à 100 %.
Depuis que Harm Reduction International a commencé à suivre le financement de la réduction des risques il y a près de quinze ans, les conclusions n’ont cessé d’être désastreuses. Les financements disponibles sont encore si loin de répondre aux besoins estimés que le « manque » de financement pourrait plus précisément être qualifié de pénurie de financement. Le nombre total de bailleurs internationaux qui financent la réduction des risques reste faible, et le total des fonds investis par les donateurs internationaux semble diminuer. Au niveau national, les données sur le financement national de la réduction des risques sont de plus en plus disponibles.
Pourtant, les dépenses consacrées à l’application des lois antidrogue et à l’incarcération continuent d’éclipser les investissements dans la réduction des risques ; des études montrent que les dépenses consacrées aux politiques répressives sont plus de 600 fois supérieures.
Ce rapport étudie l’état du financement de la réduction des risques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, en s’appuyant sur les données publiques existantes concernant le financement national et sur les informations recueillies auprès des bailleurs internationaux. Les données montrent que nous n’avons jamais été aussi loin de répondre aux besoins des personnes usagères de drogues.

PRINCIPALES OBSERVATIONS

  1. Les financements attribués à la réduction des risques ne représentent que 5 % du niveau requis dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Au total, 131 millions de dollars de financement ont été identifiés pour les interventions de réduction des risques en 2019, soit seulement 9 % des 1,5 milliard de dollars estimés nécessaires chaque année d’ici à 2020 par l’Onusida. Compte tenu des niveaux de financement requis d’après les dernières estimations de l’Onusida, seuls 5 % des 2,7 milliards de dollars de besoins annuels en réduction des risques d’ici à 2025 sont financés.
  2. Le déficit de financement des interventions de réduction des risques se creuse. En dépit de la démonstration de leur efficacité, du soutien politique de haut niveau et du déficit impressionnant de services dans les pays à revenu faible et intermédiaire, le financement global attribué aux interventions de réduction des risques identifié en 2019 était d’un tiers inférieur à celui de 2016.
  3. Les montants des financements des donateurs et les fonds nationaux attribués à la réduction des risques sont presque équivalents – la moitié du financement total des interventions de réduction des risques identifié en 2019 a été allouée à partir de sources nationales. Cela pourrait s’expliquer en partie par le fait que l’on dispose de plus de données sur les financements nationaux, mais, étant donné la diminution globale des niveaux de financements, cela laisse également penser que le financement des donateurs diminue plus rapidement que n’augmentent ceux alloués au niveau national.
  4. Le niveau des fonds disponibles ne correspond pas aux besoins – les niveaux de financement varient considérablement dans une même région et d’une région à l’autre, ces variations ne correspondant pas entièrement aux besoins en matière de services. Par exemple, alors que 38 % des personnes s’injectant des drogues dans les pays à revenu faible ou intermédiaire se trouvent en Europe de l’Est et en Asie centrale, seuls 27 % des fonds alloués à la réduction des risques, par les bailleurs internationaux comme au niveau national, sont attribués à ces régions.
  5. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme reste le plus grand financeur des interventions de réduction des risques, mais le dispositif doit intensifier ses efforts envers les personnes usagères de drogues – tandis que les données disponibles fournissent une image partielle, les niveaux de financements semblent avoir chuté ; et 46 pays déclarant un usage de drogues par injection n’incluent pas d’interventions de réduction des risques dans leurs demandes de subvention relatives au VIH.

© Harm Reduction International

© London School of Hygiene & Tropical Medicine
This article is from the free online

Usage de drogues et réduction des risques

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